« Certains témoignages sont si universels qu’ils ne restent pas de simples témoignages »

7 mai 2015 - 5 minutes read

HarryPetit retour en arrière.
Le père de mon épouse vient d’avoir 80 ans. Il vit seul.
Une résidence-services ? « Pas question ! » Une maison de repos et de soins ? Encore moins : « C’est pour les vieillards. Je m’en sors bien tout seul. » Et dans l’ensemble, il se débrouille vraiment bien, à sa manière, et mieux vaut que les enfants n’interviennent pas même si cette manière de faire ne leur convient pas.

GSM

Pas besoin de GSM. Mon beau-père estime qu’un téléphone fixe suffit. S’il arrive qu’on l’appelle et qu’il ne décroche pas ? Bien sûr, constamment. C’est toujours le même rituel : on rappelle une demi-heure plus tard, puis encore une demi-heure plus tard. Souvent en vain. On s’imagine alors tout et n’importe quoi et on s’inquiète : « Il ne s’est sans doute rien passé… Et si ? »

Et comme cette question vous trotte dans la tête, vous prenez la voiture tard le soir. Vous avez encore les clés de sa maison en main que vous l’apercevez, tranquillement assis dans son fauteuil, devant la télévision. Non, il n’a pas entendu le téléphone.
« Et pourquoi appelais-tu, d’ailleurs ? Il y a un problème ? »
« Non, papa. Je voulais simplement savoir comment tu allais. »

Rassuré

Alors, vous rentrez chez vous et vous vous couchez vers minuit, rassuré.
Quelques semaines plus tard, même rengaine. Mais impossible de le convaincre d’acheter un GSM.
« Et un bouton d’alerte ? Imagine que tu fasses une chute. »
« Jamais de la vie ! Suspendre une horloge à mon cou au bout d’une chaîne : non, merci ! »

Juin 2013.
Il fait chaud. Très chaud. Nous passons tous les soirs chez mon beau-père pour nous assurer qu’il mange bien et, surtout, qu’il boit suffisamment. L’hydratation est un problème chez les personnes âgées.

Samedi matin.
On papote, on boit un verre et on lui explique qu’on part un week-end à la mer, mais qu’il aura sans doute de la visite. « Allez-y ! Amusez-vous bien. Je me débrouillerai. Et ne m’appelez pas. De toute façon, je ne décrocherai pas. » Grand sourire.

Lundi matin.
Mon épouse se rend chez son père. Il n’ouvre pas. Il est dans le jardin. Il est tombé et n’a pas pu se relever. Une vision effrayante, dont on a encore du mal à parler après tant de temps. A-t-il passé une nuit ou deux dans le jardin ? Nous n’en avons aucune idée.
L’ambulance et le médecin arrivent. Après 20 minutes, qui paraissent des heures, la délivrance : « Je sens un pouls. » Très affaibli et déshydraté, mon beau-père est emmené à l’hôpital. Il est tellement faible qu’il ne se remettra jamais totalement.

Culpabilité

Il n’est pas le seul à devoir se remettre… La culpabilité vous ronge. Vous vous posez une question inutile, mais ô combien humaine : « Et si… ? »

Certains témoignages sont universels. Il apparaît que vous n’êtes pas le seul à avoir connu pareille situation. Inspirés par notre voyage aux Etats-Unis dans la « Silicon Valley », nous avons fait de ce témoignage une entreprise. Une entreprise qui souhaite que ce genre de mésaventure n’arrive plus à personne. Zembro était née. La suite appartient à l’histoire.

Papa Roger est décédé en février 2014 à l’âge de 86 ans.

Harry Demey, cofondateur de Zembro

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Les témoignages sont précieux. Les témoignages restent gravés dans les mémoires, ils aident à comprendre et ils peuvent nous faire changer d’avis. Les témoignages ont plus d’impact que les chiffres et les arguments.
Donnez-nous des idées en partageant votre témoignage. Nous pourrons ainsi adapter encore mieux notre bracelet à la réalité. Votre témoignage sera utile à d’autres personnes. Envie de nous faire part de votre expérience ? Envoyez-nous votre témoignage ! Nous lui réserverons l’attention et la discrétion qu’il mérite et que vous souhaitez.